Le constat du dirigeant en ce début d’année est sans appel. Le passage au 1er janvier 2026 est marqué par plus de taxes, plus de normes et donc moins de visibilité.Pourtant, des solutions résilientes sont à votre portée. En structurant votre activité en groupe, vous mobilisez plusieurs outils puissants comme l’intégration fiscale ou le cash pooling.

Chez Ozeon, nous pensons que la structure de votre entreprise doit être votre première alliée, pas votre premier frein. Voici l’analyse détaillée des dispositifs à activer cette année.

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1. La holding : le socle de votre ingénierie fiscale

En 2026, la holding n’est plus un simple outil de gestion, c’est le centre de votre patrimoine professionnel. Elle permet de centraliser la stratégie de vos filiales tout en optimisant la circulation des flux.

Holding animatrice vs Holding passive

Vous devez définir le rôle de votre société mère dès sa création.

Une holding passive se limite à détenir des titres et à percevoir des dividendes, tandis qu’une holding animatrice participe activement à la conduite de la politique du groupe et rend des services opérationnels à ses filiales.

Ce choix n’est pas qu’une question de vocabulaire, il détermine votre éligibilité à des avantages fiscaux majeurs. Pour bien comprendre les enjeux et éviter toute requalification par l’administration, découvrez notre analyse sur la différence entre holding passive et active.

En 2026, l’administration fiscale renforce ses contrôles sur la réalité de l’animation, rendant la preuve de votre activité d’expert indispensable.

Le régime Mère-Fille

Ce dispositif permet de faire remonter les dividendes des filiales vers la holding avec une fiscalité quasi nulle.

Le mécanisme : Sous réserve de détenir au moins 5 % du capital de la filiale, les dividendes perçus sont exonérés d’Impôt sur les Sociétés (IS), à l’exception d’une quote-part de frais et charges de 5 %. Cela permet de réinvestir immédiatement 95 % du bénéfice distribué dans de nouveaux projets de croissance.

 

2. L’intégration fiscale : compenser pour mieux régner

L’intégration fiscale reste le « Graal » de l’optimisation pour les petits groupes. Ce régime permet de considérer le groupe comme une entité unique face à l’impôt.

Le relèvement du plafond de l’IS à 15 %

C’est la grande nouvelle de 2026 pour les PME : le plafond des bénéfices imposables au taux réduit de 15 % devrait être porté à 100 000 € (contre 42 500 € auparavant). Cette mesure, adoptée en première lecture, doit encore faire l’objet d’une confirmation lors du vote définitif de la Loi de Finances 2026 attendu dans les prochaines semaines.

 

Pour un groupe, l’intégration fiscale permet d’exploiter pleinement ce seuil.

Si une filiale dégage 150 000 € de bénéfices et une autre subit une perte de 50 000 €, le groupe ne sera imposé que sur 100 000 €, bénéficiant ainsi intégralement du taux réduit à 15 %.

Sans intégration, la première société aurait payé 15 % sur les premiers 42 500 € et 25 % sur le reste, tandis que le déficit de la seconde aurait été « gelé » en report déficitaire.

 

3. Rémunération du dirigeant : arbitrer dans un contexte de hausse des charges

Le 1er janvier 2026 apporte son lot de hausses sociales. Le SMIC s’établit désormais à 1 823,03 € brut et le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) grimpe à 48 060 €.

Salaire ou dividendes ?

L’augmentation du PASS renchérit mécaniquement le coût des salaires élevés. Pour le dirigeant, un nouvel arbitrage devra se faire :

  • Le statut assimilé-salarié (Président de SAS) : Offre une protection sociale optimale mais supporte des charges patronales et salariales élevées (environ 82 % du net).
  • Le statut TNS (Gérant de SARL) : Plus économique en termes de cotisations (environ 45 %), mais impose de compléter avec une prévoyance complémentaire robuste.

Dans un groupe, la holding permet de moduler cette rémunération. Vous pouvez choisir un salaire minimum pour valider vos trimestres de retraite et compléter vos revenus par des dividendes issus du régime mère-fille, soumis à la Flat Tax de 30 % (ou au barème progressif si cela est plus avantageux).

 

4. Trésorerie de groupe : le levier du cash Pooling

Le cash pooling permet de centraliser les excédents de vos filiales pour financer vos projets sans passer par la banque. Par exemple, la trésorerie au repos de votre commerce alimentaire peut financer directement l’acquisition de nouveaux équipements pour votre holding, sans frais bancaires.

En 2026, ce mécanisme peut vous permettre d’échapper à la nouvelle taxe sur les liquidités dormantes et de compenser le durcissement des crédits. Pour l’utiliser de manière réglementaire, vous devez actualiser votre convention de trésorerie et appliquer un taux d’intérêt de marché à chaque flux.

 

5. Mobilité et avantages en nature : le virage vert de 2026

La fiscalité automobile se durcit pour les véhicules thermiques. La taxe sur les véhicules de tourisme (ex-TVS) voit ses tarifs augmenter pour les véhicules Crit’Air 1 et 2 (respectivement 130 € et 650 € par an).

L’opportunité de l’électrique

Pour optimiser vos avantages en nature, le passage à l’électrique au sein du groupe offre des déductions fiscales puissantes :

  • Amortissement plafond : Jusqu’à 30 000 € pour un véhicule 100 % électrique.
  • Exonération de malus : Les véhicules électriques restent exonérés de malus écologique et de malus au poids (jusqu’en juillet 2026 pour ce dernier).

 

6. Sécuriser l’avenir : valorisation et transmission

Optimiser un groupe, c’est aussi préparer sa sortie. Une structure consolidée simplifie la valorisation de l’entreprise lors d’une cession ou d’une entrée d’investisseurs.

Le pacte Dutreil

C’est l’outil ultime de la transmission de patrimoine. En 2026, malgré un encadrement renforcé, il permet toujours une exonération de 75 % sur les droits de donation ou de succession. Pour en bénéficier, la holding doit souvent démontrer son caractère animateur, d’où l’importance d’une gestion comptable et juridique irréprochable dès aujourd’hui.

 

Conclusion : l’anticipation, clé de votre sérénité

L’année 2026 ne permet plus l’improvisation. La fin de certains dispositifs (comme le crédit d’impôt industrie verte) et la hausse des taxes sur les ruptures conventionnelles (passant à 40 %) exigent une vision transversale de votre activité.

Chez Ozeon, nous ne nous contentons pas de tenir vos comptes. Nous bâtissons avec vous la stratégie de groupe qui protégera votre trésorerie et votre patrimoine.

Vous souhaitez passer à l’action ? Nos experts à Paris et Vendôme sont à votre disposition pour réaliser un audit fiscal complet de votre structure actuelle et définir votre trajectoire pour 2026.

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